Le début d’une nouvelle saison est toujours l’occasion de se lancer à l’assaut de nouveaux défis, de découvrir de nouvelles eaux mais aussi de faire une relecture de nos carnets de berge. Je vous invite avec ce petit texte dans mes notes, qui ne l’oublions pas sont toujours intéressantes ; car une tactique ayant fonctionné quelque part, fonctionnera aussi dans une eau complètement inconnue.

Je pêche toute l’année et ceux depuis au moins 15 ans mais je dois avouer que l’hiver 2013/2014 n’a vraiment pas été facile pour moi. Je n’ai jamais réussi à faire des résultats réguliers ; j’ai bien pris quelques poissons, mais toujours de manière aléatoire. Même s’il est toujours difficile de trouver des réponses définitives, j’ose en avancer une : un hiver vraiment chaud. Les poissons avaient un comportement bizarre et Je n’ai jamais réellement trouvé leurs zones de nourrissage ; ou peut être avaient-ils suffisamment de nourritures naturelles pour combler leurs faibles besoins hivernaux. Bref, c’est seulement début mars que j’ai commencé à être satisfait de mes pêches.

Je pêche un tout petit plan d’eau communal où il faut payer à la journée pour y pêcher. Je n’y suis jamais allé et je n’ai pas vraiment d’infos sur le plan d’eau. En arrivant, je démarre par un petit coup de marqueur/sondeur pour pouvoir placer efficacement mes deux cannes. Je trouve un petit plateau que je décide d’exploiter ; une canne en haut et une en bas de la pente. Les 2 cannes sont eschées avec des NS1 blanches en single. L’eau est encore bien froide et je décide d’y aller pas à pas, il sera toujours temps d’en rajouter si j’ai des touches. Moins d’une heure passe alors que j’enregistre un départ très rapide alors que mon frein est réglé bien ferme comme d’habitude. Le poisson se rapproche très vite de la berge et la bagarre débute réellement sous la canne et durera 10 bonnes minutes. Le poisson se rend finalement et c’est tout simplement le plus gros poisson connu du plan d’eau. Par la suite j’amorce un mélange d’Equinox et de N-Gage mais à part des brèmes et des carassins, je n’aurais plus d’autres touches.

Evidemment un tel poisson mets en confiance et c’est vraiment gonflé à bloc que j’attaque le défis de ma saison : le canal grand gabarit. Depuis pas mal d’années, je pêche les petits gabarits avec pas mal de succès mais ils n’ont absolument rien en commun ; la pêche y est extrêmement compliquée et mes résultats bien médiocres. Mais bon, il faut se lancer ce genre de défi, ça permet de rester motivé malgré les nombreuses années à chercher les carpes. Donc, j’enchaine directement avec une nuit sur un poste qui me laissera me reposer ; mais au matin je remballe et me déplace de 5km pour un petit repérage ; évidemment comme souvent au canal, il y a peu d’activité en journée mais j’aperçois quand même quelques blancs. Je ferais 2 amorçages sur ce poste en mélangeant un peu de graines et quelques kilos de N-Gage bien arrosées de liquide Feedstim (il a l’avantage de s’accorder avec toutes les familles de bouillette mais en plus, il est très efficace avec les N-Gage XP).

J’arrive le vendredi vers 18h et comme d’habitude ce n’est que vers 21h que la navigation est suffisamment calme pour pouvoir pêcher efficacement. Rapidement, j’attrape des brèmes qui dévorent mon amorçage. Je remonte mes deux cannes pour les ré-escher avec des diamètres supérieurs ; je pêcherais avec deux bonhommes de neige 24mm N-gage et 14mm acid-pear drop. Vers 23h j’entends des sauts qui me mettent vraiment en confiance. Tous les pêcheurs qui pratiquent le canal me comprennent ; les carpes en grands gabarits ne sont pas très regardantes sur les montages, la VRAI difficulté est de les trouver. A minuit, c’est la touche ; comme d’habitude au ferrage, le premier rush est vraiment violent ; les carpes de canal vendent chèrement leurs peaux, peu importe leurs poids. Le poisson dans l’épuisette, je hurle de joie comme à chaque poisson sorti de cette eau ingrate. La pesée confirme ma première estimation ; je tiens mon PB pour le canal ; deuxième hurlement de joie.


J’ai eu la chance de prendre deux énormes poissons en l’espace de 2 semaines et j’estime avoir déjà réussi ma saison mais elle est loin d’être finie et je m’applique à fond pour prendre d’autres poissons. Malgré mes efforts, des changements de postes nombreux, des changements de stratégie ; je ne prendrais rien pendant un long moment. J’ai bien pêché de temps en temps sur des plans d’eau faciles pour me remonter le moral et dérouler un peu, mais le canal aura eu raison de moi. Je me rabat sur un plan d’eau pas loin de chez moi pendant quelques temps. Je le connais bien et je m’installe sur un poste qui me donne la possibilité d’amorcer très large et y placer mes 2 cannes avec 50 mètres d’intervalle. Je ne prends comme très souvent ici, que des communes et dans le lot, un beau poisson que je connais bien, puisque je l’ai pris à de nombreuses reprises. Pas besoin de le peser car il ne grossi pas depuis que je l’ai pris en 2006 pour la première fois.

3 semaines plus tard, je reviens sur un autre poste et cette fois ci je ne pêche qu’avec une seule canne et au lieu d’amorcer large ; je regroupe 2kg de N-Gage sur 3m2. La pêche ne dure que quelques heures et je prends 2 poissons dont encore une fois la commune. Je ne sais plus le nombre total de capture depuis 2006, mais je l’ai prise 4 fois en l’espace 2 an et à chaque fois avec les N-Gage.


Par la suite, je retourne sur le grand gabarit car j’estime que c’est là que je dois être ; les plans d’eau m’intéressent de moins en moins même s’ils abritent des gros poissons. En fait, j’ai l’impression que je fuis plus la foule et ces dérives. Evidemment, il est égal à lui-même et je ne compte pas les capots. Début septembre, je me retrouve sur un poste que je n’ai jamais exploité. A cause de plusieurs imprévus, je repousse la pêche mais au final le temps joue en ma faveur puisque c’est au bout de 2 semaines d’amorçage que je pêche. Cette fois ci, c’est un mélange de live sytem et de N-Gage 3 fois par semaine qui rejoint le fond.

J’arrive vers 18h et je place tout de suite mes cannes ; rapidement une première péniche passe suivie d’une deuxième moins d’un quart d’heure plus tard, mais entre les deux et à ma grande surprise, une carpe catégorie poids lourd sort complètement hors de l’eau. Je distingue encore au loin la péniche que j’ai une touche très violente. Comme d’habitude la bagarre s’éternise sous la canne, la carpe enfin dans l’épuisette, j’y trouve une grande commune que j’estime à plus de 20kg. Cette fois ci la pesée ne confirmera pas mes estimations ; le poisson n’est pas très large.

Un ami viendra m’aider pour les photos et m’expliquera que le poisson pris en mars a été pris il y a quelques jours à 3 km de mon poste et en plus il recrachait de la purée de N-Gage. Nos craintes sont confirmées ; peu de poissons sur le bief (on prend souvent les mêmes) et très nomades (3 km en moins de 3 jours). J’insisterai quelques fois sur d’autres postes sans résultats. Il est temps pour moi d’abandonner le grand gabarit pour préparer l’hiver sur un des plans d’eau moins sollicité quand l’eau est froide.
Je cherche sans vraiment trouver ce que je veux ; la taille des poissons m’importe peu, pourvu que le lac soit tranquille. Je me rabats sur un lac que je n’ai jamais pêché ; il est tranquille pour l’instant et en plus il y a des vrais gros poissons dedans.

J’attaque après un seul amorçage à la live system. C’est un peu précipité à mon gout car en eau close, je préfère amorcer plusieurs fois pour mettre vraiment les poissons en confiance, d’autant plus que je compte squatter un moment. Première pêche, première touche, première désillusion… L’hameçon ne résistera pas. J’ai les boules, on m’avait prévenu, il y a du gros. J’amorce tout le reste de la semaine. Je reviens sur le poste et ce coup-ci je blinde tout le matériel. Nouvelle touche à la même heure et bingo un très gros poisson sur le tapis. Je retenterais ma chance une fois de plus, sans résultats et finalement j’abandonnerais le lac puisque d’autres pêcheurs viennent régulièrement et même certains sur ‘’mon’’ poste.

Au final, l’année 2014 n’aura pas été à la hauteur des 2 précédentes. J’ai pris quelques bons poissons ; plus que les années précédentes même, mais le nombre de touche total est bien moindre. Je me doutais que cette saison serait difficile puisque je me suis attaqué à des eaux bien plus compliquées. Par contre je suis heureux d’avoir progressé sur les tactiques efficaces en grand gabarit.

Pour 2015, j’ai décidé de démarrer calmement sur des canaux de petits gabarits car la pêche y est plus facile et dès le début mars de m’investir à fond sur le grand gabarit pour ne plus m’en détourner et ceux peu importe les résultats.

Affaire à suivre…

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