J’ai pu observer au bord de l’eau parmi les quelques courageux qui osent s’aventurer l’hiver, que beaucoup pêchent aux asticots et en particulier aux rouge. La couleur flash et la ressemblance aux vers de vase sont souvent leurs arguments. Cette pêche est très rependue depuis quelques années mais avec une technique assez ordinaire. C’est pour cela que j’ai entièrement revisité mon approche ; je préfère amorcer avec une bonne partie de maggots morts pour éviter un dispersement, de couleur blanche moins commune, car elle se démarque plus sur n’importe quel type de substrat. Je les nappe de divers arômes et liquides qu’ils absorberont pour ajouter une attraction supplémentaire. J’utilise également des chrysalides, de couleur orange brun, moins visible, qui dégagent une forte odeur poussant les poissons à fouiller, c’est pour moi un atout majeur !

Passons au bas de ligne, les asticots se déplaçant sous l’eau, un bas de ligne souple risque de s’emmêler, un combi links ou une tresse gainée sont les choix les plus adaptés. Entre 10 et 15cm avec un « ligne aligner » rouge sur un petit hameçon ce qui permet une plus grande discrétion en trompant les poissons. Un cheveu court combiné à un maggot clip facilite largement la tâche pour l’eschage,  après les choix sont multiples pour se démarquer,  équilibrer avec une popup,  un faux maïs, de faux asticots etc… Le tous dans un sac PVA fait l’affaire. Je n’accompagne jamais les asticots avec un appât dense qui alourdit considérablement l’ensemble, sachant que les asticots d’amorçage autour seront plus facilement aspirés, le poisson ne forcera pas d’avantage. C’est donc essentiel pour moi de l’équilibrer au maximum !

Maintenant place à la pratique, s’agit-il donc d’une véritable arme fatale ? Fin décembre je me rends sur un plan d’eau pour vérifier cela. Je vais pêcher uniquement à 2 cannes, espacés de 4-5 mètres. Une canne qui pêche à la bouillette tandoori épicée, de petit diamètre, de la marque accrocarpe avec lesquelles j’ai fais de très bonnes pêches cette année, je leur accorde toute ma confiance ! L’autre canne pêche évidemment à l’asticot. Un simple sac PVA sur chaque ligne pour l’amorçage. À mon arriver je constate qu’il y a encore pas mal d’activité, quelques sauts viennent briser le calme des berges délaissées l’hiver. Les cannes sont en place, le premier départ ne se fait pas attendre, une parfaite petite commune avec des couleurs d’hiver magnifique, elle aura succombé à une petite bille épicée et un stick mix hyper attractif. La nuit tombe vite et m’apporte un second départ. Malgré la température de l’eau le poisson est en forme et m’offre un super combat. Cette fois si, une masse plus importante approche de l’épuisette, une superbe miroir pur souche également piqué à l’épicé.

C’est déjà des résultats très satisfaisant en cette saison. Le reste de la nuit fut calme ce qui me permet d’être debout de bonne heure pour relancer les cannes, et de voir le levé du soleil avec ses couleurs typiques de saison, absolument magnifique. Une dernière touche vient achever ma session, une belle miroir, également très en forme, celle-ci sur les asticots fraichement remis à l’eau.

Avec l’activité observée et sur une seule pêche on ne peut pas porter de conclusion hâtive. Mais j’ai quand même une préférence pour la bouillette. Je pense qu’en cette période un mélange de bonne farine et de protéine dans une bouillette qui pêche correctement, accompagné d’un stick mix très attractif, apporte de meilleurs résultats. Egalement plus sélectif, elle vous évitera les indésirables

Texte et photos: Thomas Deroualle

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